
Pendant les années 90, il était chic de détester Pearl Jam. Pensez donc, un énième groupe de Seattle, qui présente bien et qui triomphe commercialement sans n’avoir rien inventé réellement, vu que Dinosaur Jr, Pixies et surtout Nirvana était déjà passé par là. Ils étaient donc nombreux (dont votre serviteur) à ne voir en Eddie Vedder qu’un clone de Kurt Cobain à la solde de MTV (les similitudes dans la voix n’aidant pas notre pauvre Eddie).
Puis un jour, il nous est venue l’idée d’écouter sérieusement la musique proposée par le groupe. Et là… Ho surprise… la bête a plus de caractère qu’on ne l’imaginait ; surtout si on se penche sur le deuxième album du groupe, Vs. En 1993, Pearl Jam jouissait donc d’un large succès grâce à un premier album agréable (Ten) qui réunissait les lois du genre grunge : guitares saturées, voix éraillée, mélange d’influences punk et 70’s… Mais pour sa deuxième livraison, le groupe décide d’amener les mêmes ingrédients un peu plus loin, et d’y ajouter plus de personnalité. Et le résultat donc : Vs, qui commence avec l’épique Go pour finir sur l’intime Indifference. Entre les deux : du gros riff qui tache (Aninal, Glorified G…), une paire de magnifiques ballades (Daughter, Elderly woman) et même un peu de rythme sautillant (Rearviewmirror), bref un excellent disque de rock ni plus ni moins.
Extrait : Daughter
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