
"Ha ma bonne dame... la piraterie c'était mieux avant..." pourrait nous dire un vieux rockeur fatigué.
Car oui, avant Internet, avant le téléchargement et même avant Napster (mais qui se souvient de ça ?), la piraterie ça avait de la classe. Rien à voir avec le dernier album de Metalica pris sur le net pour l'avoir sans payer; c'était une histoire de passionnés, de fans qui récupéraient des bandes inédites ou qui enregistraient des concerts sous le manteau pour les sortir en douce. Le résultat donc : le bootleg, un produit nouveau, différent de ce qu'on trouve dans le commerce, avec parfois une qualité sonore aléatoire mais qui peut se révéler souvent être une véritable perle.
Les historiens du rock considèrent que le premier Bootleg est The great white wonder de Bob Dylan, un concert sorti vers 1968, qui doit son nom à sa pochette originellement toute blanche

Par la suite, le phénomène s'est répandu à l'ensemble des artistes de rock et on considère que le groupe le plus piraté est les Rolling Stones.

Mais sur le sujet rien ne vaut la parole d'¡un expert. Je cède donc la parole à Alian Gaschet, auteur du livre Bootleg, les flibustiers du disque, et lui-même ancien bootleggeur. Vous trouverez ci-dessous les deux parties de son interview radio sur le site de Libération, avec témoignages et extraits musicaux. Passionnant...
Interview 1e partie
Interview 2e partie
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